Marius Trésor - AFP - Gérard Malie
Marius Trésor, l'ancien défenseur des Bleus, revient sur Guadeloupe/ Mexique, la demi-finale de la Gold Cup.
Il a constitué la célèbre garde noire de l'équipe de France avec Jean-Pierre Adams dans les années 80. Marius Trésor est un monstre sacré du football français. Cet originaire de Sainte-Anne en Guadeloupe reste admiratif de l'exploit de la sélection guadeloupéenne en Gold Cup.
Que pensez-vous du parcours de la Guadeloupe en Gold Cup ?
C'est extraordinaire pour une petite île comme la Guadeloupe. C'est sa première participation. Elle sort des poules en ayant fait nul contre Haïti (1 à 1) et en battant entre autres le Canada : 2 buts à 1. C'est phénoménal ce qui lui arrive. Maintenant, elle va être confronté au Mexique. C'est du très lourd. Quelque part, la réussite de la formation guadeloupéenne ne m'étonne pas. L'intégration de joueurs venus du monde professionnel et de joueurs locaux a très bien fonctionné. Cela a donné envie aux garçons évoluant en Guadeloupe de se mettre au niveau de leurs coéquipiers. Sachant qu'ils ne sont pas manchots, la mayonnaise a pris. Avant la compétition, certaines personnes estimaient qu'il n'était pas utile de faire appel aux footballeurs évoluant en France hexagonale et à l'étranger. Sans des joueurs comme Tacalfred, Grandel, Fleurival, Sommeil, Capoue ou encore Socrier, il n'est pas impossible que la Guadeloupe ne se hisse pas à un tel niveau de compétition. Ces joueurs, ont quoiqu'on dise, l'habitude du haut niveau et de gérer de situation de stress extrême. Le mariage de ces deux football a été parfait.
Avez-vous suivi un de leur match ?
J'ai vu les quarts de finale contre le Honduras. L'équipe de Guadeloupe m'a fait forte impression. Les joueurs ont fait une bonne entame de match. Ils ont été remerciés avant la demi-heure de jeu par un but et par un second. Puis, lorsqu'ils ont été dominés par l'adversaire. à aucun moment ils n'ont cassé. Ils ont plié, mais grâce à une bonne gestion de match, l'équipe n'a pas cassé. La réduction du score hondurienne et sa domination a démontré à quel point cette formation solidaire avait de la ressource et du talent.
Un petit mot sur Jocelyn Angloma...
Le garçon a toujours eu une hygiène de vie irréprochable. Il a aussi été épargné par les graves blessures dans sa carrière professionnelle. Il est un devenu un symbole pour ses coéquipiers. Lorsque l'on voit ce qu'il réalise à 41 ans, forcément que les plus jeunes veulent faire aussi bien que lui.
Quel est le point fort de cette équipe ?
C'est son collectif. L'équipe de Roger Salnot sait jouer groupé et de manière intelligente. Les garçons tirent tous dans le même sens et dans un grand et tournoi de longue haleine cela est primordial.
Est-ce une bonne nouvelle pour la Guadeloupe ?
C'est une très bonne chose pour le football d'Outre-mer et des Antilles en particulier. Le football antillais revient sur le devant de la scène. Par le passé pas mal de bons joueurs du championnat de France de football venaient des Antilles/ Guyane. Désormais, la plupart des Antillais de l'équipe de France A sont nés et formés en France hexagonale. Nous avec les Girondins de Bordeaux nous n'hésitons pas à aller voir sur place. Cédric Fiston, attaquant de la Guadeloupe, est resté une année en Aquitaine avant de s'envoler pour le Portugal. Aujourd'hui, il s'en est retourné est retourné en Guadeloupe et il est licencié à la Solidarité...
Que leur diriez-vous à quelques heures de rendez-vous fatidiques ?
Je leur souhaite d'aller en finale. N'oublions pas que le Honduras a battu le Mexique et que même si le ce sera un autre Mexique, la Guadeloupe n'aura pas de complexes à faire. Elle a 90 voire 120 minutes pour aller au bout du rêve de toute une nation. Quoiqu'il arrive comme l'ensemble des Guadeloupéens, je suis fier de ce que cette équipe a réalisé.
Marius Trésor, l'ancien défenseur des Bleus, revient sur Guadeloupe/ Mexique, la demi-finale de la Gold Cup.
Il a constitué la célèbre garde noire de l'équipe de France avec Jean-Pierre Adams dans les années 80. Marius Trésor est un monstre sacré du football français. Cet originaire de Sainte-Anne en Guadeloupe reste admiratif de l'exploit de la sélection guadeloupéenne en Gold Cup.
Que pensez-vous du parcours de la Guadeloupe en Gold Cup ?
C'est extraordinaire pour une petite île comme la Guadeloupe. C'est sa première participation. Elle sort des poules en ayant fait nul contre Haïti (1 à 1) et en battant entre autres le Canada : 2 buts à 1. C'est phénoménal ce qui lui arrive. Maintenant, elle va être confronté au Mexique. C'est du très lourd. Quelque part, la réussite de la formation guadeloupéenne ne m'étonne pas. L'intégration de joueurs venus du monde professionnel et de joueurs locaux a très bien fonctionné. Cela a donné envie aux garçons évoluant en Guadeloupe de se mettre au niveau de leurs coéquipiers. Sachant qu'ils ne sont pas manchots, la mayonnaise a pris. Avant la compétition, certaines personnes estimaient qu'il n'était pas utile de faire appel aux footballeurs évoluant en France hexagonale et à l'étranger. Sans des joueurs comme Tacalfred, Grandel, Fleurival, Sommeil, Capoue ou encore Socrier, il n'est pas impossible que la Guadeloupe ne se hisse pas à un tel niveau de compétition. Ces joueurs, ont quoiqu'on dise, l'habitude du haut niveau et de gérer de situation de stress extrême. Le mariage de ces deux football a été parfait.
Avez-vous suivi un de leur match ?
J'ai vu les quarts de finale contre le Honduras. L'équipe de Guadeloupe m'a fait forte impression. Les joueurs ont fait une bonne entame de match. Ils ont été remerciés avant la demi-heure de jeu par un but et par un second. Puis, lorsqu'ils ont été dominés par l'adversaire. à aucun moment ils n'ont cassé. Ils ont plié, mais grâce à une bonne gestion de match, l'équipe n'a pas cassé. La réduction du score hondurienne et sa domination a démontré à quel point cette formation solidaire avait de la ressource et du talent.
Un petit mot sur Jocelyn Angloma...
Le garçon a toujours eu une hygiène de vie irréprochable. Il a aussi été épargné par les graves blessures dans sa carrière professionnelle. Il est un devenu un symbole pour ses coéquipiers. Lorsque l'on voit ce qu'il réalise à 41 ans, forcément que les plus jeunes veulent faire aussi bien que lui.
Quel est le point fort de cette équipe ?
C'est son collectif. L'équipe de Roger Salnot sait jouer groupé et de manière intelligente. Les garçons tirent tous dans le même sens et dans un grand et tournoi de longue haleine cela est primordial.
Est-ce une bonne nouvelle pour la Guadeloupe ?
C'est une très bonne chose pour le football d'Outre-mer et des Antilles en particulier. Le football antillais revient sur le devant de la scène. Par le passé pas mal de bons joueurs du championnat de France de football venaient des Antilles/ Guyane. Désormais, la plupart des Antillais de l'équipe de France A sont nés et formés en France hexagonale. Nous avec les Girondins de Bordeaux nous n'hésitons pas à aller voir sur place. Cédric Fiston, attaquant de la Guadeloupe, est resté une année en Aquitaine avant de s'envoler pour le Portugal. Aujourd'hui, il s'en est retourné est retourné en Guadeloupe et il est licencié à la Solidarité...
Que leur diriez-vous à quelques heures de rendez-vous fatidiques ?
Je leur souhaite d'aller en finale. N'oublions pas que le Honduras a battu le Mexique et que même si le ce sera un autre Mexique, la Guadeloupe n'aura pas de complexes à faire. Elle a 90 voire 120 minutes pour aller au bout du rêve de toute une nation. Quoiqu'il arrive comme l'ensemble des Guadeloupéens, je suis fier de ce que cette équipe a réalisé.



